Gilles PLANTADE

Portrait de l'artiste Gilles PLANTADE lors de l'évènement LE REGINA Biarritz en 2015 - © Isabelle PALE

En quelques mots

Gilles PLANTADE est né en 1962 à Adzopé (Côte d’Ivoire). Il vit et travaille en Charentes Maritimes depuis 2021.

Il passe les dix-huit premières années de sa vie en Afrique, à Madagascar et à La Réunion. Il réalise ensuite ses études à l’Ecole d’Art et d’Architecture section environnement à Marseille. Puis il expérimente des milieux professionnels variés comme ceux de l’urbanisme, de l’architecture et du bâtiment. C’est aux alentours de ses vingt-huit ans qu’il décide de s’affranchir des contraintes imposées par les commandes pour se confronter aux exigences de l’atelier, qu’il installe tout d’abord à Marseille puis au Pays Basque entre 1999 et 2020. Son travail prend forme et volume dans la brique, le bois, le verre, le plâtre. Puis surtout le métal qu’il apprivoise de manière autodidacte par la soudure à l’arc. 

La technique de la soudure lui permet d’agencer les fragments d’acier à l’extérieur comme à l’intérieur. Les volumes naissent peu à peu, puis il efface minutieusement les traces des soudures, polit et cire pour que les sculptures deviennent des corps que l’on ait envie de toucher. Car pour lui, la relation avec l’œuvre est essentielle : l’acier est une matière vivante qu’il faut entretenir ou accepter le temps qui passe sur la matière. Le travail de Gilles nous frappe par ses paradoxes : l’apparente simplicité des lignes et la complexité des perspectives intérieures qui s’entrevoient ; la puissance parfois brutale, acérée de certains volumes et la douceur que délivre leur contact ; le jeu du déséquilibre qui s’invente un nouvel équilibre. Le nom qu’il donne à l’objet abouti n’est qu’une proposition, un pari sur un sens possible.

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Démarche artistique

“Atelier, métal depuis près de vingt ans…Là, à moi tout seul, je suis toute une équipe…Ete comme hiver, 365 jours par an, à tenter de comprendre pourquoi l’Acier attend, et ce qu’il attend précisément de vous, au juste…La création, c’est comme le tonneau des Danaïdes, un quotidien qui se dilate sans étancher sa soif de questions sans réponses, de doutes et de sueurs froides. Pas de droit à l’erreur dans cette discipline, comme une absence de filet, du style : congés payés, week-ends ou jours fériés, vacances de fin d’année, retraite anticipée ou retraite tout court. Mais on s’y fait ! Si, si…le but étant de rester concentrer sur son travail, au risque d’y perdre beaucoup plus, ayant admis le fait d’avoir été choisi, aussi…Les machines vous tournent au ras du nez, vous brûlent, vous blessent, vous rendent sourd et teigneux. L’acier vous mord et vous taquine, il chante autant qu’il hurle, il plie autant qu’il cède, il joue avec vos nerfs pour ne plus vous lâcher. Une histoire simple, sans trop d’embrouilles, avec de la distance, une vie d’artiste comme qui dirait…”

Gilles Plantade

“Au départ, il n’y a pas d’objet. Il n’y a que sa disparition, son manque. Comme une nécessité de le faire réapparaître. Cet obscur désir du travail consiste alors à se laisser travailler par les perceptions, les émotions, les interrogations et les confronter aux exigences, à la réalité, à la vérité d’une matière de prédilection : l’acier. Tout se met en mouvement, le corps, les outils, pour faire danser ensemble le matériau, le moment, la météo du corps, de l’esprit et toute la part récalcitrante de la vie. Une sorte d’architecture du dedans se fabrique avec des fragments d’univers en morceaux, irriguée par des réseaux d’énergie en creux. Elle cherche à prendre du relief, sa troisième dimension. Tour à tour rigide et malléable, l’acier découpé crée ces espaces intérieurs et extérieurs.  Ils s’interpénètrent, s’épaulent, sous l’action de la soudure qui fusionne. Quand l’objet semble être apparu, il laisse entrevoir ce qui se joue à l’intérieur, permettant à l’extérieur de tenir dans un mouvement suspendu. Car la menace temporelle reste présente, celle-là même qui nous maintient vivants. Malgré l’apparence acérée, anguleuse des formes, le plaisir du toucher s’impose quand il rencontre la douceur de la patine et le poli des cicatrices de l’assemblage, patiemment effacées. Le temps, lui, accomplira son œuvre sur la matière.”

Maïté Caumont

Parcours artistique

Expositions personnelles (sélection)

2014  Biarritz : Surf Rider Foundation Europe
          “Dément tellement »
2011  Saint Jean de Luz : Galerie municipale La Rotonde avec une présentation de l’historien de l’art Jean-François LARRALDE
2010  Bayonne : Galerie municipale La Poudrière
          « Fragments, ruptures et unité »
2008  Nay: Espace d’art contemporain La Minoterie
          “Fragments, ruptures et unité”           
2005   Anglet : “Le Patio” (Mairie d’Anglet)
           Ordizia (Guipuscoa) : Centre Culturel 

Expositions de 1992 à 1999

Marseille (Espace Julien, Atelier Vis-à-Vis, Chapelle des Pénitents, Espace Usine Corot) ;  Aix en Provence (Fondation Vasarely), Paris (Galerie Paradigme) 

Evènements aRT-iS

2015 Bayonne : Société Générale
         Biarritz : Le Régina
2014 Bidart : Le Blue Cargo (exposition individuelle)
2012 Bordeaux : Scriba Groupe OCI
         Biarritz : Barnes
2010 Bayonne : Barland Ets
2009 Bayonne : Indus-Bât           

Expositions collectives (sélection)

2020   Anglet : Centre d’art Villa Beatrix ENEA 
           « 40 ans &+ », regard sur la collection d’art
           contemporain de la ville d’Anglet
2019   Bayonne : Péniche Djébelle
          « Entre-temps » en duo avec Nadine  Arrieta

2018   Biarritz : Galerie municipale
           La Crypte Sainte Eugénie
           “Rencontres & Expressions” 4ème édition
           Tolosa (Guipuscoa) : Palais Aramburu
           “Hemengo eta gaurko eskultoreak”
          (sculpteurs d’ici et d’aujourd’hui)
           Bidache (64) : Château de Gramont
           Journée Européenne du Patrimoine 
           en duo avec le sculpteur Louis Derbré
           Biarritz : Les Serres de la Milady
           “Juste aux corps”
2017   Bidarray : Auberge OSTAPE *****
           en duo avec Christine Royal-Bellevier
2016   Paris : 18ème édition d’Art Shopping 
           Carrousel du Louvres 
           Salon international d’art contemporain
2014   Biarritz : Galerie municipale
           La Crypte Sainte Eugénie

           Biarritz : Les Serres de la Milady
           «Les Dix Ans des Serres »
           Hendaye :” Artistes de Passage »
           avec ARCAD
2003   Biarritz : “Le Brouillarta” (1er Prix du jury)
2001   Guethary : Musée de France de Guéthary

Collections publiques

– Fonds de la ville de Marseille : acquisition d’un livre-objet
– Collection d’art contemporain de la ville d’Anglet

Collaborations

2018 : Création chorégraphiée avec Aureline GUILLOT (ancienne danseuse du Malandain Ballet Biarritz)  sur une idée de Gilles PLANTADE

2016 : Accueil Stagiaire ENSAP Bordeaux dans l’atelier d’Ahetze  

2020 : Exposition collective : «40 ans &+» - Anglet

2018 : Création chorégraphiée - Biarritz

Création chorégraphiée avec Aureline GUILLOT (ancienne danseuse du Malandain Ballet Biarritz) sur une idée du sculpteur Gilles PLANTADE en 2018

“La danse contemporaine de la seconde moitié du 17° siècle, c’était la danse baroque. Comme toute culture, elle est apparue comme indissociable d’une langue et de son écriture. C’est ainsi que Raoul Auger Feuillet entreprit de rédiger « L’art de décrire la danse par
caractères, figures et signes démonstratifs »en 1701. 
A l’image des partitions musicales, les partitions chorégraphiques de Feuillet dessinent les pas et les déplacements dans l’espace. Ni les bras ni la tête ni le corps ne sont notés. Leurs positions sont presque toujours figées. Lorsque le graphisme et le mouvement se rencontrent dans une partition chorégraphique, cela ouvre les portes à la transversalité des arts. 

Inspirés et réjouis par cette exploration, Gilles Plantade, sculpteur et Aureline Guillot, artiste chorégraphique ont réuni leurs passions respectives autour de la « Passacaille de Persée » de Jean-Baptiste Lully, tour à tour mise en sculpture et en danse. Aureline Guillot interprète, à la lettre, la partition transcrite au sol. Puis elle découvre la sculpture réalisée par Gilles Plantade, mettant en volume vertical un fragment de la partition. Ce nouveau partenaire lui inspire une danse au cours de laquelle elle s’affranchit des codes gestuels du  17° et libère la totalité du corps dans une forme d’expression contemporaine. Elle incarne ainsi l’invention à partir de la tradition, image de la vitalité des cultures.”

Maïté Caumont

Œuvres disponibles (sélection) :

De gauche à droite ou de haut en bas :

“BEC ET ONGLE”

“PAS SEUL”

“GAUEKO”

Acier Corten
Description détaillée et prix sur demande

BEC-ET-ONGLE-sculpture de Gilles PLANTADE
PAS SEUL- sculpture de Gilles PLANTADE
GAUEKO-sculpture de Gilles PLANTADE