Michel BASSET

Michel BASSET

Michel BASSET

Ma peinture est une proposition positive.

La couleur en est le vecteur majeur. Au delà du contenu narratif ou abstrait, je suis tenté de dire que son rôle est d’imprégner son environnement, comme le ferait une infusion de plantes. Pour ma part il n’est pas rare que j’aime un tableau simplement pour un bleu ou un outremer qui le constitue. Tout le procès technique concourt à mettre en valeur cette couleur.

La conception des tableaux se fait dans un espace tridimensionnel, dans lequel, je joue avec le relief, l’épaisseur et la transparence des diverses couches. L’utilisation de la résine résulte d’expérimentations. Elle ne présente pas de limite de mixage avec d’autres média, et m’ouvre un champ de recherche extrêmement large. Je n’établis aucune frontière entre abstraction et figuration, et ne m’interdis pas d’aborder des œuvres classiques, prétextant
une réécriture avec ce média nouveau. Mes limites sont techniques et me demandent un travail sous-jacent classique.

Par ce travail, je me situe dans une lignée artistique californienne des année 1970, à l’opposé de l’art new-yorkais taxé d’intellectualisme. Les œuvres qualifiées de “ Los Angeles Look ” ou “ Finish Fetish ”, qui se caractérisent par leurs surfaces parfaitement finies, colorées et réfléchissantes.